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Vertbaudet logistique : les leviers d’automatisation de la supply chain e-commerce

Vertbaudet logistique : les leviers d’automatisation de la supply chain e-commerce

Vertbaudet logistique : les leviers d’automatisation de la supply chain e-commerce

Dans la logistique e-commerce, le client ne voit généralement qu’une promesse : un produit disponible, une commande validée et une livraison dans les délais. En coulisses, cette promesse repose sur une mécanique autrement plus exigeante. Chez Vertbaudet, spécialiste de l’univers enfant et de la maternité, la croissance des ventes en ligne a imposé de repenser les flux, les capacités de stockage et la préparation des commandes.

Le sujet dépasse largement l’installation de quelques robots dans un entrepôt. Pour une enseigne qui gère des vêtements, des chaussures, du mobilier, de la décoration et des articles aux dimensions très variées, l’automatisation doit composer avec une forte saisonnalité, un grand nombre de références et des commandes souvent hétérogènes. Une gigoteuse peut côtoyer une armoire, un lot de bodies ou une paire de chaussures dans le même panier. C’est là que la supply chain devient un véritable exercice d’équilibriste.

Vertbaudet face aux contraintes de la logistique e-commerce

La logistique de Vertbaudet présente plusieurs caractéristiques typiques du e-commerce spécialisé. Le catalogue comprend de nombreuses références, avec des rotations très différentes selon les produits. Les collections évoluent, les tailles et les coloris se multiplient, tandis que les périodes commerciales – rentrée scolaire, Noël, soldes ou naissance – provoquent des variations importantes de la demande.

À cela s’ajoute la diversité des formats. Dans un même environnement logistique, les équipes doivent traiter des articles légers à forte rotation, des produits volumineux et des commandes composées de plusieurs familles de marchandises. Le stockage et la préparation ne peuvent donc pas reposer sur une seule logique.

Un entrepôt conçu pour des cartons standardisés atteint vite ses limites lorsqu’il doit gérer du textile plié, des jouets, du mobilier ou des articles de puériculture. La question n’est pas uniquement de gagner quelques secondes par colis. Il faut aussi réduire les déplacements, fiabiliser les inventaires, absorber les pics et maintenir une qualité de préparation constante.

Le premier levier : densifier le stockage

Dans un entrepôt e-commerce, chaque mètre carré compte. Le foncier logistique coûte cher, mais la surface disponible n’est pas extensible à l’infini. Avant même de parler de robot, le premier levier consiste souvent à exploiter plus intelligemment le volume existant.

Le stockage vertical automatisé répond précisément à cet enjeu. Plutôt que de multiplier les allées et les déplacements opérateurs, il permet d’utiliser la hauteur du bâtiment et de rapprocher les produits de la zone de préparation. Les références sont stockées dans des bacs ou des contenants identifiés, puis présentées à l’opérateur selon les besoins de la commande.

Dans un modèle traditionnel, un préparateur parcourt plusieurs kilomètres par jour pour réunir les articles. Dans un système automatisé, la logique s’inverse : ce sont les marchandises qui viennent au poste de travail. Cette évolution paraît simple sur le papier, mais elle transforme profondément l’organisation des opérations.

Pour une entreprise comme Vertbaudet, la densification peut présenter plusieurs bénéfices :

Le gain ne se mesure donc pas seulement en capacité de stockage. Il se retrouve aussi dans l’ergonomie des postes, la productivité et la régularité du débit.

Des robots de stockage pour rapprocher le produit de l’opérateur

Les solutions de type « goods-to-person », dans lesquelles les produits sont amenés automatiquement vers les opérateurs, sont devenues un axe majeur de l’automatisation des entrepôts e-commerce. Elles peuvent s’appuyer sur des robots mobiles, des navettes, des systèmes de bacs ou des plateformes de stockage robotisées.

Le principe est particulièrement adapté aux commandes composées de nombreuses petites références. Les robots circulent dans une structure de stockage dense, soulèvent les bacs et les transportent jusqu’à une station de préparation. L’opérateur n’a plus à arpenter les allées pour localiser chaque article : il se concentre sur le prélèvement, le contrôle et la mise en colis.

Dans un univers textile, cette approche permet aussi de mieux gérer les multiples déclinaisons d’un même produit. Une référence peut exister en plusieurs tailles et coloris, parfois avec des volumes de vente très différents. Le logiciel d’orchestration peut répartir les stocks, prioriser les références à forte demande et adapter les séquences de présentation aux commandes en cours.

La performance repose toutefois sur l’ensemble du système. Un robot logistique rapide ne compensera pas une mauvaise donnée article, un emballage mal dimensionné ou un logiciel de gestion incapable de transmettre les bonnes priorités. Comme souvent en supply chain, le maillon spectaculaire attire l’attention, mais les gains se jouent dans la chaîne complète.

L’automatisation ne remplace pas le pilotage des stocks

Automatiser un entrepôt ne signifie pas simplement installer une flotte de machines. Il faut d’abord savoir quoi stocker, où le stocker et avec quel niveau de disponibilité. Cette réflexion renvoie directement au pilotage de la supply chain.

Les données de vente, les historiques de commandes, les prévisions commerciales et les calendriers promotionnels alimentent les décisions de réapprovisionnement. Dans le cas d’une enseigne comme Vertbaudet, la saisonnalité est déterminante. Une collection de rentrée ne se pilote pas comme un article permanent de puériculture. Les besoins d’un manteau en hiver, d’un cartable en fin d’été ou d’un mobilier de chambre suivent des cycles bien distincts.

L’automatisation devient réellement efficace lorsque le système sait faire évoluer la stratégie de rangement. Les références à forte rotation peuvent être positionnées près des postes de préparation, tandis que les produits moins demandés sont stockés dans des zones plus éloignées ou plus denses. Cette logique de « slotting » dynamique limite les déplacements et évite de figer l’entrepôt dans une organisation devenue obsolète.

Un bon pilotage doit également tenir compte des contraintes physiques. Le poids, le volume, la fragilité et la fréquence de prélèvement ne peuvent pas être ignorés. Un article très demandé mais volumineux ne se traite pas comme un petit vêtement. La supply chain n’est pas une partie de Tetris, même si certains responsables d’entrepôt ont parfois l’impression d’y jouer toute la journée.

Le rôle central du WMS et des données

Le logiciel de gestion d’entrepôt, ou WMS, constitue le chef d’orchestre de l’automatisation. Il coordonne les stocks, les emplacements, les ordres de préparation, les priorités transport et les échanges avec les autres systèmes d’information.

Dans un environnement automatisé, la qualité des données devient encore plus critique. Une mauvaise dimension article peut provoquer un rangement inadapté. Un stock mal synchronisé peut générer une commande impossible à préparer. Une référence mal paramétrée peut ralentir toute une station.

Le WMS doit dialoguer avec la plateforme e-commerce, l’ERP, les outils de gestion des commandes et les transporteurs. Il doit aussi transmettre des instructions précises aux équipements : robots de stockage, convoyeurs, trieurs, postes de pesée ou systèmes d’impression.

Cette interconnexion permet de mettre en œuvre plusieurs fonctions utiles :

Pour un décideur logistique, l’enjeu consiste à éviter l’empilement d’outils isolés. Une automatisation performante doit rester lisible, maintenable et capable d’évoluer avec l’activité.

Préparer plus vite, mais surtout préparer juste

Dans la logistique e-commerce, la vitesse est visible. La précision l’est moins, jusqu’au jour où elle fait défaut. Un colis expédié rapidement mais contenant la mauvaise taille ou le mauvais coloris reste une mauvaise expérience pour le client et un coût pour l’entreprise.

Les postes de préparation automatisés peuvent intégrer des dispositifs de guidage lumineux, des écrans, des lecteurs de codes-barres et des systèmes de contrôle pondéral. L’objectif est de réduire la dépendance à la mémoire de l’opérateur et de sécuriser chaque étape.

Le « pick-to-light » ou le guidage vocal peuvent indiquer la quantité à prélever. Le contrôle par scan vérifie la référence. La pesée finale peut signaler une anomalie avant la fermeture du colis. Ces technologies ne sont pas spectaculaires, mais elles évitent une partie des erreurs qui dégradent la satisfaction client.

Le conditionnement mérite également une attention particulière. Dans l’habillement, l’emballage peut être relativement compact. Pour le mobilier ou les articles volumineux, la problématique change complètement. Adapter le carton ou le contenant au produit permet de limiter le vide transporté, de réduire la consommation de matière et d’améliorer le remplissage des véhicules.

Une automatisation pensée pour les pics d’activité

Les entrepôts e-commerce sont rarement jugés sur leur performance un mardi matin de faible activité. Le véritable test arrive lors des périodes de pointe. C’est à ce moment que les commandes affluent, que les équipes doivent accélérer et que la moindre rupture de capacité devient visible.

Pour Vertbaudet, les pics peuvent être liés aux collections, aux opérations commerciales ou aux temps forts du calendrier familial. Une solution automatisée doit donc être dimensionnée pour le rythme quotidien, mais aussi capable d’absorber des montées en charge importantes.

Les robots mobiles présentent sur ce point un intérêt particulier : leur capacité peut être augmentée progressivement en ajoutant des unités, sous réserve que les infrastructures et les logiciels suivent. Cette modularité peut être préférable à une installation entièrement figée, surtout lorsque les volumes futurs sont difficiles à prévoir.

Mais la flexibilité ne doit pas être confondue avec l’improvisation. Les pics se préparent avec des scénarios de charge, des tests, des plans de maintenance et une organisation des équipes. Même l’entrepôt le plus automatisé a besoin d’opérateurs, de techniciens et de responsables capables de réagir lorsqu’un convoyeur s’arrête ou qu’un robot décide de prendre une pause non prévue au planning.

L’ergonomie, un bénéfice opérationnel et social

La réduction des déplacements et de la manutention répétitive constitue un autre avantage important de l’automatisation. Les préparateurs sont moins exposés aux longues marches, aux ports de charge répétés et aux postures contraignantes.

Dans une activité où les volumes peuvent varier fortement, l’amélioration de l’ergonomie contribue à préserver les équipes et à faciliter le recrutement. Les postes automatisés ne suppriment pas le besoin de compétences humaines. Ils déplacent plutôt la valeur vers le contrôle, la supervision, la résolution d’anomalies et la maintenance de premier niveau.

Cette évolution suppose un accompagnement. Les collaborateurs doivent comprendre le fonctionnement des équipements, savoir intervenir en cas d’écart et être formés aux nouveaux standards de qualité. Une automatisation imposée sans préparation peut créer de la résistance. Une automatisation expliquée et construite avec le terrain a davantage de chances de produire les résultats attendus.

Les indicateurs à surveiller dans une supply chain automatisée

Pour mesurer l’efficacité des leviers mis en place, plusieurs indicateurs doivent être suivis conjointement. La productivité horaire ne suffit pas à elle seule. Elle doit être rapprochée de la qualité, de la disponibilité des équipements et du coût complet de traitement.

Ces indicateurs doivent être analysés par période, par famille de produits et par canal. Une moyenne globale peut masquer des difficultés sur le mobilier, les articles volumineux ou les commandes multi-produits. Le pilotage doit rester suffisamment fin pour révéler les vrais points de friction.

Un modèle qui doit rester évolutif

Le cas de Vertbaudet illustre une tendance de fond : l’automatisation de la supply chain e-commerce ne se résume plus à gagner de la vitesse. Elle vise à construire un entrepôt plus dense, plus fiable et plus adaptable.

La réussite dépend de l’équilibre entre plusieurs leviers : stockage vertical, robots logistiques, qualité des données, WMS, ergonomie et organisation des équipes. L’entreprise qui ne traite qu’un seul de ces sujets risque de déplacer le problème plutôt que de le résoudre.

Dans les prochaines années, les solutions les plus pertinentes seront probablement celles capables de s’adapter aux variations de catalogue, aux exigences de livraison et aux objectifs de décarbonation. Un entrepôt plus compact peut réduire certains déplacements internes. Un emballage mieux dimensionné peut limiter le volume transporté. Une préparation plus fiable peut diminuer les retours et les expéditions inutiles.

La logistique de Vertbaudet rappelle ainsi une règle simple : derrière chaque commande e-commerce se trouve une succession de décisions techniques et humaines. Les robots peuvent déplacer les bacs, les logiciels peuvent calculer les priorités et les capteurs peuvent contrôler les colis. Mais c’est la cohérence de l’ensemble qui transforme l’automatisation en véritable avantage supply chain.

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